Il y a la théorie et la pratique, et cela vaut aussi pour l’emploi. Avec la crise, les jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail saturé et se sentent moins attendus qu’ils ne l’avaient prévu. Dans ce cas, doit-on revoir ses prétentions pour un premier job ? Ou continuer à chercher un poste plus en rapport avec ses qualifications et ses attentes ?

 

Revoir ses prétentions à la baisse


Pour ceux qui s’attendent à voir se dérouler le tapis rouge devant eux en sortant de l’école, l’arrivée dans le monde du travail risque de leur faire l’effet d’une douche froide !

Crise oblige, les premiers jobs sont difficiles à décrocher et les conditions offertes sont loin d’être les mêmes que dans un contexte économique favorable. Vous vouliez le salaire de sortie annoncé par votre école ? Ce sera 10% de moins. Vous souhaitiez un contrat à durée indéterminée ? On vous proposera peut être un contrat à durée déterminée, une mission d’intérim, voire un stage. Pas étonnant que les jeunes diplômés se posent les incontournables questions : “dois-je accepter ?” ou encore “ne suis-pas en train de me brader ?”

Contrairement aux idées reçues, les barèmes de salaires ne sont pas gravés dans le marbre ! Ils restent indicatifs et fluctuent en fonction de l’état du marché du travail.
Mais pas de panique. Même si les faits ne se déroulent pas comme prévu en théorie, cela ne signifie pas que l’on met en péril sa carrière.

Il faut considérer la question sur le long terme :

  • Le marché du travail actuel est difficile
  • Le premier emploi est le plus dur à trouver
  • Une fois entré dans l’entreprise, il existe des possibilités d’évolution dans l’entreprise
  • Ce job permet de commencer à construire son CV, de bâtir une première expérience donnant accès à d’autres postes
  • Les jeunes diplômés compétents sont rapidement repérés et augmentés

Et puis, restons humbles, même avec un diplôme en poche, on n’est pas opérationnel comme un travailleur expérimenté lorsque l’on sort de l’école car on a encore beaucoup de choses à apprendre sur le terrain.

 

Reconsidérer sa recherche d’emploi

Vous ne trouvez de poste dans votre domaine de compétences et vous êtes contraint d’accepter un job dit “alimentaire”. Vous avez honte ? Il n’y a vraiment pas de quoi. À condition de ne pas abandonner et de continuer à chercher le poste de vos rêves. Un employeur comprendra très bien que l’on ait accepté un travail pour subvenir à ses besoins. Dans le cas contraire, c’est qu’il a urgemment besoin de s’immerger dans la vraie vie. Celle où on doit payer son loyer, son caddie de courses et sa note de garagiste !

Idéalement, il faut essayer d’insérer cette expérience dans une démarche cohérente et s’attendre à répondre à des questions à ce propos lors des entretiens. Il est alors important de mettre en avant le bénéfice retiré de cette expérience. “J’ai appris à travailler en équipe, à être autonome, à prendre des initiatives” etc.

Si les diplômes ouvrent des portes lorsque l’on arrive sur le marché du travail, au fur et à mesure que le temps passe, c’est plutôt l’expérience qui prime. Aussi est-il important de choisir avec soin son premier job. Même si les conditions sont moins alléchantes que prévu, ce poste permet de mettre un pied dans le monde du travail et fait office de tremplin pour la suite de sa carrière.