Les générations X et Y ne partagent pas les mêmes valeurs, ni au travail ni dans la vie en général. Voilà qui donne du fil à retordre aux recruteurs, bien obligés de s’adapter et de composer pour arriver à manager ces deux générations aux états esprit en opposition.

Mesdames et Messieurs les employeurs, bon courage…

Les X, génération sacrifiée

Nés entre le milieu des années 60 et la fin des années 70, les X n’ont pas vécu les Trente Glorieuses mais plutôt les crises qui leur ont succédé. Attachés à l’entreprise et très empreints de sa culture, ils sont animés d’un profond respect de la hiérarchie et exécutent les tâches attribuées sans demander de justifications. Devoir faire ses preuves dans ses emplois, pour la génération X, constitue tout ce qu’il y a de plus normal. Très investis au travail, les X ont également contribué à établir la plupart des procédures qu’appliquent aujourd’hui les entreprises. En un mot, les X semblent de bons petits soldats en comparaison de la génération suivante, qui balaie l’intégralité de leurs principes d’un revers de main !

Les Y, génération plaisir

Contrairement à leurs aînés, les Y ne placent pas le respect de la hiérarchie cœur de leurs priorités. Une véritable douche froide pour les employeurs, habitués à la docilité des X, qui les jugent immangeables ! Et pourtant, les recruteurs n’ont pas d’autre choix que de revoir leur management et leurs emplois pour la génération Y. Par exemple, s’ils imaginent confier des dossiers urgents à boucler le soir ou le week-end à leurs jeunes recrues, ils font fausse route, car “les Y ont une vie”. Idem lorsqu’une tâche leur est confiée et qu’ils n’en comprennent pas l’utilité. Ne comptez pas sur eux pour l’exécuter sans rechigner ! Ayant l’habitude de s’exprimer depuis leur plus jeune âge, ils posent des questions avant de s’y atteler. Inutile également de tabler sur l’engagement et la fidélité du jeune, la génération Y papillonne !  Les recruteurs peuvent, en revanche, s’appuyer sur leur aisance avec les technologies de dernière génération. Mais aussi leur facilité à communiquer ou encore leur grande agilité au travail.

Comment s’adapter aux deux générations ?

Si la génération X accepte l’autorité sans broncher, le “digital native” ne reconnait que l’autorité de compétences et préfère une organisation transversale. La solution avec les Y ? Opter pour le style participatif, car le management directif conduit droit dans le mur !

Alors que les X  donnent avant de recevoir, les Y, négocient tout dès le premier entretien. Fonctions, rémunération, sans oublier les vacances ! Il est toutefois possible de motiver et fidéliser un “enfant du millénaire”. Non pas par le biais de la rémunération, mais plutôt en créant une bonne ambiance au travail, en favorisant l’esprit d’équipe, la communication franche et directe et en lui permettant de trouver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Force est de constater que la génération Y a indéniablement donné un coup de pied dans la fourmilière. Cela conduit les employeurs à adopter un management de proximité et des organisations plus transversales. Un changement peut être nécessaire pour relever les défis économiques de demain.