De nos jours, les entreprises sont très friandes de freelances. Et pour cause, faire appel à des indépendants présente de nombreux avantages. Les travaux sont payés à la tâche, ce qui supprimes les coûts salariaux fixes, et il n’y a ni maladies, ni congés, ni avantages sociaux à gérer. De leur côté, de nombreux salariés sont tentés par un statut d’indépendant mais se demandent comment se mettre à leur compte.

 

Quand liberté rime avec souplesse


Qui n’a pas envisagé de devenir freelance pour se sentir plus libre ?  Et si on examinait le revers de la médaille ?

  • Revêtir de multiples casquettes

L’indépendance et la liberté ont un prix : il faut en effet accepter des tâches qui ne rentrent pas tout à fait dans ses cordes lorsque le travail manque, faire du commercial lorsque le carnet de commandes se vide, endosser le rôle comptable pour effectuer le recouvrement, celui de réparateur bureautique quand l’équipement fait des siennes et jouer la femme de ménage quand le bureau doit être nettoyé. Bref, être indépendant, c’est être ultra polyvalent.

  • Pratiquer le yield management

Eh non ! Le yield management n’est pas réservé aux compagnies aériennes et aux hôtels ! Le freelance l’applique en permanence. Il accepte des missions moins bien payées lorsqu’il est à cours de commande. Aussi, il choisit les tâches mieux rémunérées quand il peut se le permettre.
De plus, le freelance est allergique aux vacances, aux weekends et est insomniaque. Si, si, la preuve : il travaille le weekend, prend très peu de congés et travaille parfois la nuit !

  • Vivre d’amour et d’eau fraîche

Un autre trait caractéristique chez un travailleur indépendant : il se contente de peu. Et cela vaut mieux car il doit jongler avec des revenus variables, payer lui-même son assurance maladie, n’a pas d’assurance chômage ni congés payés, et a difficilement accès au crédit. De toute façon, il n’a pas le temps de dépenser l’argent qu’il n’a pas en faisant du shopping, ou en partant en weekend ou en vacances parce qu’il a du boulot à terminer !

 

Les clés de la réussite

 

  • Être fait pour ça

Tout le monde n’est pas fait pour travailler en freelance. Il faut accepter les montagnes russes du carnet de commandes et du revenu. Et on fait rarement fortune en tant qu’indépendant : au mieux, on réussit à se sortir un salaire.

  • Avoir de l’expérience

Même s’il n’est pas impossible de s’établir comme indépendant une fois son diplôme en poche, il faut avouer que c’est compliqué pour deux raisons : un CV vide risque d’effrayer les clients potentiels, et un jeune diplômé n’est pas préparé à l’ultra polyvalence. Aussi est-il bénéfique de se faire la main chez un ou plusieurs patrons avant de se lancer.

Faire sa place en tant qu’indépendant demande certes un peu de temps car il faut se constituer un portefeuille de clients. Mais lorsque la communication est limpide, la collaboration efficace et que les délais sont tenus, il est possible de fidéliser la clientèle. Le freelance est alors quasi assuré d’avoir constamment du travail et peut facturer un peu plus cher ses prestations.