Selon la célèbre citation, « Le travail, c’est la santé ». C’est du moins ce qu’en croient les accros du boulot constamment branchés sur leur natel et leur boite email. Et totalement incapables de décrocher ne serait-ce que le temps d’un week-end. Mais qui sont ces work addict ?

 

Y-a-t-il une vie après le travail ?

Par choix ou par obligation, les cadres d’aujourd’hui s’investissent énormément dans leur poste. Pour certains, cela constitue une partie inhérente de leur fonction. Chez d’autres, se consacrer à son travail est une manière de se réaliser. Mais où se situe la frontière entre l’épanouissement et l’addiction au travail ? En un mot, les boulimiques, comprenez les boulimiques du boulot, ne savent pas se déconnecter du travail. Ils ne passent pas un repas en famille ou une soirée entre amis sans rester scotchés à leur téléphone. Tels des drogués en manque, ils en ressentent les symptômes et trouvent tous les prétextes possibles pour retourner au travail au plus vite. Compensant un vide ou du stress par le travail, comme d’autres passent la tête dans le frigo pour engloutir tout ce qu’ils y trouvent, ou consomment sans modération alcool ou tabac, ils s’installent dans une attitude autodestructrice pouvant les conduire jusqu’au burn-out.

 

L’arbre qui cache la forêt

Comme les autres addictions, la dépendance au travail fait passer le job avant tout le reste. Cela conduit même certaines personnes à perdre leurs amis et à conduire leur couple à la séparation. Mais ce comportement pathologique n’est qu’une conséquence d’autres problèmes dont il va falloir chercher la cause pour arriver à en sortir : les work addict sont souvent, soit des personnes se complaisant dans l’hyperactivité pour éviter de se retrouver face à elles-mêmes et devoir affronter leurs angoisses, soit des gens ayant une faible image d’eux qui les pousse à toujours en faire plus pour justifier leur salaire et leur statut social. Heureusement, depuis plusieurs années, il existe des thérapies comportementales et cognitives pour traiter les work addict. Enfin une méthode miracle, direz-vous ? Que nenni ! Il se n’agit ni plus ni moins de psychothérapies qui permettent aux junkies du boulot de décrocher en identifiant et traitant les causes du mal. Enfin, pour ceux qui en ont la volonté, sinon ça ne marche pas.

 

A vouloir en faire trop, on est moins efficace

Le plus fort, c’est que malgré le fait qu’il passe sa vie à travailler, le camé du taf est moins performant ! Incapable d’avoir des idées claires, il n’arrive pas à exercer ses talents naturels. Et comme il se donne des objectifs inatteignables, mais refuse de déléguer, il se crée de nouvelles raisons de stresser. Bref, le cercle vicieux entraînant fatigue chronique, céphalées, insomnies, irritabilité, mais aussi isolement social, et tous les signes de stress possibles pouvant conduire jusqu’à l’implosion, autrement dit le burn-out.

 

Comme les malades qui s’ignorent, les workaholic sont assis sur une véritable poudrière. Prenez garde, si vous êtes un mordu du boulot mais ne pensez pas être dépendant, testez-vous ! Décrochez ne serait-ce que le temps d’un week-end et constatez par vous-mêmes si le boulot vous manque et si vous éprouvez du plaisir à faire d’autres activités. Si ce n’est pas le cas, précipitez-vous aux séances des Workaholics Anonymous !